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pleurnicheries

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dimanche 3 janvier 2010

Éclectique

Je fais le ménage. J'écoute Inter, Éclectique, Étienne Daho. J'écoute sans entendre, j'entends sans écouter. Pourquoi cela me revient-il à la face ? Pourquoi cette semaine molasse où ça s'est finit ? Pourquoi dois-je imaginer ce jeu de séduction entre eux deux ? Qui a commencé ? Lui, ou l'autre ? Quel est le plus grave ? Peut-être mes jeux de séduction, celui que je n'ai pas voulu mener jusqu'au bout, jusqu'à le quitter pour un autre, jusqu'à m'abandonner à cette semaine de passion. Le seul regret principal est qu'il n'ait jamais demandé "pourquoi" plutôt qu'"avec qui". Car on ne trompe jamais comme ça...

J'ai du mal à écouter de la musique maintenant : chaque note me fait penser à cet ex, passionné, qui en fait son métier désormais. Chaque note me fait penser à cet échec, le mien, le sien ensemble, le nôtre, dirais-je, mais c'est bien la seule chose que nous pouvons partager, peut-être quelques copains. Aujourd'hui, ma relation est-elle un échec ? Est-elle un succès ? Je refuse de me donner la réponse, comme j'ai des réticences à me plonger dedans, à me diluer dans nous deux.

jeudi 15 mai 2008

Conclusion n° 1

Lu ici :

Finalement, qu’y avait-il entre nous pour que tout s’éteigne si vite, si poliment, si définitivement ? Finalement, que vivions-nous l’un à côté de l’autre ? Qu’étions nous, l’un pour l’autre, et que sommes nous maintenant ? Des étrangers ? (Snèv')

Le tout c’est d’intégrer que même à deux on est toujours seul. (Ditom)

Ben ouais.

vendredi 23 novembre 2007

Semaine de la loose

J'ai une semaine de merde. L'étape du jour est le sms de Fulgence. Premier contact depuis juin. C'est con, j'ai rêvé de lui cette nuit, troublant, quand Zac dort à côté...

mercredi 7 novembre 2007

Je suis une merde

Parfois, souvent même, j'ai l'impression d'être une merde. Rentré du taffe à 17 h, passer trois heures à se palucher devant des films de boule, msn, nip/tuck. Minuit et demi, rien fait de la soirée, ni de ces cinq derniers mois au boulot. Et c'était le nip/tuck de noël, dégoulinant de musique baveuse. Je vomis.

jeudi 27 septembre 2007

Des regrets, enfin ?

J'aurais eu du mal à l'écrire, ce post. Par où commencer ? Par le coup de poignard, l'infinie tristesse que m'a causé la nouvelle apprise. Fulgence est en couple depuis cet été, habite avec l'autre. Pourquoi un tel coup de poignard ? Pourquoi ? Je l'ai déjà dit : orgueil et jalousie sont deux facettes noires de mon moi.

C'est alors que je me mets à regretter cette relation, alors que jamais jusqu'à présent je ne l'avais fait. C'est que je me remémore les moments passés, les bons, évidemment, mais grâce aux proches, je me souviens des mauvais, ceux qui m'ont fait me détacher de lui. Mais alors je me prends au jeu de rejouer ces pièces en étant différent, en prenant du recul et comprenant plus sa position, en acceptant de fléchir la mienne pour être en phase avec lui. Car sa position il l'a fléchie. J'aurais pu dire que jamais il n'avait voulu prendre part à mes activités, jamais il n'avait fait attention à mes goûts, mais c'est faux, je le reconnais avec tristesse. Il a bien voulu souffrir du genou dans mes balades en montagne, il s'est mis à poil à la plage nudiste, il m'a épaulé lors du premier festival que j'ai organisé, il m'a aidé dans la réfection de la maison. Moi je l'ai accompagné dans ses sorties, dans son deuxième travail, mais la dernière année a été épouvantable : je n'ai plus fait d'effort, préférant travailler dans la maison que je voulais nôtre, et qui n'était que mienne.

Lui s'est envolé. J'aimerais que Zacharie soit à mes côtés, là, en ce moment, pour m'éviter de penser à tout cela. J'aimerais passer du temps avec Zac', que nous nous apprivoisions au lieu de tuer le temps à s'embrasser et baiser. Je voudrais le présenter à mes parents, pour qu'ils sachent, puisqu'ils sauront pour Fulgence qu'ils ont rencontré sans savoir.

Mère aura 63 ans le 13 octobre, alors je lui dirai que c'est un âge où il est temps que son fils de 29 ans lui parle de lui, de ces dix ans qu'elle n'a pas connus, de sa vie d'adulte.

dimanche 16 septembre 2007

28,9 kg de CO2

Si on compte 170 g/km de CO2 émis par ma voiture, ça fait 28,9 kg d'émis juste pour aller faire des galipettes dans la grande ville d'à côté avec un garçon, gentil, mais qui ne fume ni ne boit. Je ne poursuivrai pas cette relation, car j'ai peur.

Ma copine vient de m'appeler. Elle me donne des nouvelles de Fulgence. Il s'est mis en ménage avec un autre type rencontré à l'étranger cet été, soit deux mois après la séparation. Je suis triste. Je suis triste, car voici quatre mois j'avais encore droit à « tu es l'homme de ma vie, je t'aime ». Je ressens comme un trahison des paroles données avant, et qui sont pour moi éternelles, alors que non. Je suis triste car je n'arrive pas à admettre que lui soit heureux, et moi non, je suis jaloux. Il me faut pourtant me rendre à l'évidence : nous ne pouvions pas rester ensemble, car lui ne voulait pas habiter chez moi, et moi chez lui non plus, car nous nous marchions sur les pieds : lui me voulait entièrement à lui, moi je suis bien quand je vois mes copains, quand je sors. C'est dur d'admettre un échec pareil, et pourtant tout le monde disait que nous n'étions pas bien tous les deux ensemble. Je n'arrive pas à être content pour lui, je voudrais ne plus le croiser, ne plus le voir, enterrer ces souvenirs. Je voudrais pleurer, mais je n'y arrive pas. Je voudrais tourner la page, mais je n'y arrive pas.

Le temps fera son effet, me dit Bertrand sur msn. Il le fera, j'en suis sûr. Mais ce soir, je suis mal, je suis mal, je suis mal.

ps. je me vois, cam à l'appui, fumant un tar*pé, l'air mauvais garçon. Je me plais.

samedi 11 août 2007

Georgio #2

Après une semaine à contacter Georgio chaque jour, à discuter avec sur MSN, SMS, à prendre un verre ensemble, il ressort que :

  • je suis un peu accro, quand même. J'aime bien être avec lui, il me faut ma dose quotidienne ;
  • il ne pense pas que ça durera longtemps avec son actuel mec ;
  • je ne vois pas beaucoup de signes positifs de sa part envers moi, ou très discrets ;
  • je pense qu'il m'a grillé. La finesse, c'est pas super mon truc (cf. précédent).

Conclusion : je pense que je vais me prendre un râteau. Boaf, j'aurai une semaine en Ardèche pour m'y faire.

vendredi 3 août 2007

Georgio

Allons bon, je me donne dix minutes pour écrire, car après le travail m'attend et la mer aussi.

Hier soir, donc, apéro-dînatoire chez Henri et Nicolas dans un des quartiers de la galaxie. En présence de Georgio. Rencontré sur le net via Nicolas, mais maqué entre temps, le Georgio me plaît a priori assez. Première rencontre hier soir. A posteriori, il me plaît bien, voire un peu plus que bien.

Là où le bât blesse, c'est qu'il est maqué (avec un piou-piou), je ne sais pas si je lui plais aussi, et il ne se connecte pas sur msn ni Nicolas. Donc j'ai les tripes nouées et pas d'intéressé pour en discuter. Et là, c'est ça qui me ferait vachement plaisir, tout de même.

Edit : j'ai croisé Georgio au bar hier soir. Du coup ça va mieux, et on a échangé nos tél...

mercredi 11 juillet 2007

Remise sur pied

Analysons un peu plus la situation à tête reposée : voici quelques semaines un cap est passé, i. e. j'ai pas mal de ressentiment qui a disparu. En fait, j'ai oublié les mauvais côtés de la relation avec F* et je garde en mémoire plutôt les bons côtés. C'est ce qui explique, je pense, le fait que je sois vexé comme un pou. Il a été ma muse pendant quelques années, m'a ouvert les oreilles sur des musiques inconnues, je l'en remercie. Et ça me fait chier qu'un autre ait pris ma place, et que je perde aussi ce fabuleux apport culturel.

Mais comme je le disais hier, je suis plus heureux sans lui qu'avec lui. CQFD. Je n'ai pas de regrets à avoir.

lundi 9 juillet 2007

Pleurnicheries d'un lundi soir

J'ai l'égo blessé ce soir, blessé de Fulgence Voici sept semaines que nous sommes séparés. Il a déjà un autre régulier. Je crève d'envie de savoir comment il est, qu'est-ce qu'il a de plus ou de moins que moi pour avoir su le conquérir si vite. Deborah me disait que Fulgence est passé à autre chose, si vite ? Aurais-je été aussi ignoble que cela ? C'est ça qui me fait le plus mal : c'est lui le premier de nous deux qui s'est maqué, et putain sept semaines après, j'ai du mal à le digérer. J'aurais voulu qu'il souffrît un peu plus, qu'il se galérât comme je me suis galéré avec lui pendant les deux dernières années. Mesquinement je souhaite que cette nouvelle histoire ne dure pas, alors que je me souhaite tout le bonheur du monde. Je me sens comme le dernier des cons, humilié.

Deborah n'est pas étonnée, elle a bien cerné nos deux caractères : Fulgence a besoin de quelqu'un, et de s'investir exclusivement avec lui. Ça été comme cela pendant trois ans et demi, une sangsue sentimentale et relationnelle, incapable de partager son mec (=moi) avec mes copains, mes copines surtout, et impossible pour moi d'avoir des copains pédés de mon côté, sans lui en parler (bon je sais là c'était un peu abuser de ma part). Je dois reconnaître qu'il s'investissait pleinement dans notre relation, et pas moi. C'est tout de même bon de se laisser porter, non ?

Je me rends compte que je n'ai pas tourné la page, pas vraiment. Le deuil se fait de mon côté, mais pas à deux. Le devrait-il ? Je n'ai plus aucune prérogative sur lui, et inversement. Depuis six semaines je papillonne, éclatant de ma liberté retrouvée. C'est cela dont je pense avoir besoin, et Deborah a bien senti que je ne me caserai pas de sitôt. Il me faut admettre que Fulgence sera casé, et pas moi, et que c'est normal à la vue de nos deux caractères. Fulgence a dit à Ronald que je pouvais l'appeler, j'en ai encore moins envie, car récemment je me surprenais à ressentir le manque de Fulgence. Je me laissais aller, m'imaginant que je lui manquais. C'est aussi cela qui me fait mal, de me prendre une claque me disant que je ne lui manque pas, qu'il est passé à autre chose. C'est comme avec Kirios, avec lequel j'ai trompé Fulgence voici un an : après ses missives enflammées, il est passé à autre chose, à d'autres histoires, et ce lien de possession que je pensais tenir n'existe pas, et ça me blesse.

Maintenant, que faire ? Contacter Fulgence, pour voir et se sentir suffisamment solide pour s'en prendre plein la gueule ? Draguer Wulfran et enfin sortir avec, mais en ai-je bien envie ? Ou plutôt ai-je envie de tomber amoureux de lui maintenant ?

Une première observation est que nous sommes plus heureux chacun de notre côté qu'ensemble. Ça me rassure, quelque part.

dimanche 10 juin 2007

Un air de famille

Je ne les comprends pas. Je ne comprends pas ma sœur et son mari. Je ne comprends pas ce qu'elle fout avec ce type. Il lui a fait deux gamines, c'est peut-être pour cela que ça tient encore. Je ne comprends pas pourquoi quand elle arrive chez notre frère, qu'elle fonde en larmes dans mes bras.

Si, je comprends qu'ils se sont encore frittés, je l'ai compris en voyant la mine défaite de son mari quand il m'a dit bonjour avant qu'elle n'entre. Je comprends cette volonté des parents de ne pas s'immiscer dans leur vie de couple, mais je ne comprends pas que mon frère ne s'aperçoive pas de ce qui se passe. Je ne connais pas leurs relations, nos relations de fratrie. Que faire, comment réagir ? Être plus présent auprès de ma sœur, être là, auprès d'elle, être son petit frère qui est trop loin. Forcer le destin en disant au beau-frère de venir me voir ici avant que je n'y sois plus. Ce souvenir du dernier dimanche me met les larmes aux yeux. Ça me révolte.

Ils me manquent.

mercredi 3 janvier 2007

Autres temps

Au bout d’une semaine et quelques jours, de quoi me rends-je compte ? Qu’il me manque seulement un peu, lorsque je suis seul dans le lit, sans épaule où appuyer ma tête, sans corps contre lequel me blottir, son sexe entre mes fesses, ses bras joints autour de moi, son absence d’odeur forte, ce qui m’a toujours impressionné, son long sexe qui pendouille entre ses jambes, et qui durcissait rapidement sous l’effet de caresses manuelles et buccales, les pénétrations qui me faisaient bander comme personne d’autre n’avait réussi à le faire, et ce seulement au bout de trois années, alors qu’il arrivait enfin à me donner sa bouche à embrasser. La dernière fois que nous avons baisé — ou fait l’amour, comment discerner ? — nous avons jouit en même temps. Il a réussi à me prendre comme jamais nous n’avions fait, faisant durer le plaisir à me rendre fou, mais pas à me rendre ivre comme d’autres fois. Il en a fallu du temps pour être à peu près en phase sexuellement : trois ans, trois longues années au cours desquelles je l’ai trompé à plusieurs reprises, cherchant chez l’autre ce qui me faisait défaut : pénétration, tendresses, baisers. Je me suis rendu compte avec ces aventures que ce n’est pas la première fois la meilleure, mais la deuxième, alors que mon corps s’est habitué à la nouvelle recrue. D’aventure suivie, il n’y en a eu qu’une, une qui a failli mener à la rupture s’il avait été dans une contrée plus proche. À cet épisode j’ai retrouvé la sensation d’être amoureux, celle des premiers jours de la bluette. Mais non, je n’ai pas fait durer, pour diverses raisons.

Nos relations avec Fulgence sont faites, de ma part, d’habitudes. Récemment, quelques jours avant notre séparation, je me suis vraiment rendu compte que ce n’était pas la personne avec laquelle je m’épancherais : manque de compréhension de ce côté. De même, passer une journée ensemble me paraissait insurmontable ainsi que passer des vacances ensemble, je comprends pourquoi aujourd’hui. En fait non, je ne comprends pas, mais je l’admets aisément. Qu’est-ce qui cloche également ? Je ne l’aime plus, depuis longtemps. Je n’ai pas ces palpitations, ces désirs de le voir et de rester avec lui pour rien, juste pour être avec. Peut-être les a-t-il lui encore, je le pense, et qu’il soit déçu et triste me désole d’autant plus.

Je me surprends à l’oublier. Si c’est vrai, cela aura été rapide. J’ai l’impression de l’oblitérer de ma pensée, comme s’il n’avait jamais existé, comme si trois ans et demi n’avaient jamais existé. Et ça me fait peur. Que vais-je retenir de lui ? Ses apports musicaux, son éducation musicale populaire, les gens que j’ai côtoyés, le statut social qu’il m’a apporté. Il m’a permis d’oublier un peu Cyril, ou bien est-ce le temps qui a fait son effet ? Aujourd’hui je n’ai plus le goût pour avancer la rénovation de la maison. Ma lombalgie n’est qu’un prétexte, je le sais très bien et je m’en accommode. La véritable raison est qu’il ne viendra jamais habiter dans cette maison comme je l’avais concédé récemment. Nous nous sommes tournés autour à ce propos pendant trois ans. L’usure, il m’avait eu par l’usure et la preuve que nous pouvions cohabiter. Il est parti avant de réaliser son souhait.

Dans ma tête je me sens libéré : lui voulait passer tout le temps qu’il avait de libre avec moi, et moi pas. Il avait concédé cette chimère du couple libre, celui où baiser à côté ne serait qu’accessoire en regard de nos liens sous-jacents plus forts encore. Chimère. Il n’a pas voulu accepter ce qu’il aurait trouvé inacceptable à cette heure. Quelle force a-t-il eu pour laisser s’échapper son amour ! J’en éprouve un profond respect.

Je n’ai pas envie de le revoir. Pas maintenant. Je vais l’oublier certainement. Jamais nous ne pourrons être amis, car rien ne nous rapproche à part cette histoire : pas de conversation, des idées communes, certes, mais rien à se dire.

En fait je me suis trompé dans le dns : je voulais mettre brûlé, mais mon doigt a fourché. Alors chez Albert, c'est brulu.fr.